Qu’est-ce que la connectivité hydrologique ?

La connectivité hydrologique décrit la capacité des systèmes hydrologiques tels que les lacs, milieux humides, rivières et aquifères à générer un flux d’eau et permettre les échanges entre les différents réservoirs du cycle de l’eau. La connectivité hydrologique suit plusieurs directions spatiales (figure 1). La direction longitudinale (c’est-à-dire le long du cours d’eau), latérale (des pentes ou de la plaine inondable vers le cours d’eau) et verticale (entre les eaux souterraines et les eaux de surface). Les connectivités latérales et verticales sont bidirectionnelles. La connectivité hydrologique évolue à différentes échelles spatiales et temporelles. En effet, la connectivité peut être évaluée à l’échelle du bassin versant, du versant ou de la parcelle. Au niveau temporel, la connectivité hydrologique varie de manière évènementielle, c’est-à-dire en fonction de la fréquence, de la durée et de l’amplitude des précipitations, annuelle en fonction des périodes de crues et des étiages, et pluriannuelle du fait des conditions différentes d’une année à l’autre. De nombreux facteurs influencent la direction et les variations spatiales et temporelles de la connectivité hydrologique. Ces facteurs peuvent être les conditions météorologiques, topographiques, géologiques et l’occupation du territoire. 

Figure 1: Directions de la connectivité hydrologique 

Texte rédigé par Mathieu Auffray, étudiant PhD à la Chaire Eau et conservation du territoire 

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