Le 14 octobre dernier, le professeur Sébastien Caquard a accueilli la professeure Marie Larocque lors d’une visite au TechnoParc Montréal dans le cadre du cours d’évaluation environnementale offert par le département de Géographie de l’Université Concordia.
Le Technoparc Montréal, situé tout à côté de l’aéroport de Montréal, est sans doute le plus grand complexe scientifique du Québec. Ce secteur héberge également une grande superficie de plusieurs milieux humides interconnectés et est un haut lieu de l’observation d’oiseaux dans l’ouest de l’île de Montréal (https://www.technoparcoiseaux.org/). Bien que ces milieux humides aient été grandement perturbés au cours des dernières décennies, de grandes superficies demeurent encore relativement intègres et forment un écosystème très riche. Les pressions du développement sont toutefois énormes dans le secteur, notamment pour la construction de nouvelles industries et pour l’excavation du tunnel du futur REM (https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2021-08-12/un-marais-se-vide-apres-le-passage-du-tunnelier-du-rem.php).

La rencontre avec les étudiants de l’Université Concordia a permis de discuter de l’importance de l’eau souterraine dans le bilan hydrique des milieux humides et de l’importance de protéger non seulement l’environnement immédiat des milieux humides, mais également leurs zones d’alimentation. Les étudiants ont posé de nombreuses questions au sujet de la vulnérabilité de l’eau souterraine au pompage, au drainage, à l’imperméabilisation des surfaces, et aux changements climatiques. Le marais aux hérons du Technoparc Montréal est un site privilégié pour réfléchir à l’importance d’intégrer toutes les composantes de la protection des milieux naturels dans le développement économique, scientifique et industriel d’une région.



