Toujours dans l’objectif d’évaluer l’impact des routes sur les tourbières boréales de la Basse-Côte-Nord, Ariane Bouffard, doctorante en Sciences de l’environnement, a poursuivi pour une deuxième année consécutive sa campagne d’échantillonnage sur le terrain.
Lors d’une première campagne printanière, les données recueillies par les sondes en place dans une soixantaine de piézomètres ont été téléchargées. Cette campagne s’est toutefois abruptement terminée en raison de la fermeture du pont Touzel à Sheldrake (bloquant ainsi le seul lien routier vers la Basse-Côte-Nord). Heureusement, les feux de forêt affectant la région n’ont pas touché les sites expérimentaux et l’équipe a pu regagner Montréal sans (trop) de difficultés!
Les codirectrices de la thèse d’Ariane Bouffard, Marie Larocque et Monique Poulin (Université Laval), ont participé à la seconde campagne terrain qui a eu lieu à la mi-juillet. Cette campagne avait pour objectif d’évaluer l’effet de la route sur la géochimie des tourbières. En 2022, des mesures de pH et de conductivité électrique anormalement élevées avaient été mesurées à proximité de la route. Ceci pourrait indiquer un apport d’eau souterraine minéralisée, mais également un enrichissement provenant de la route elle-même. La végétation aux abords de la route semblait quant à elle refléter ces conditions minérotrophes principalement en aval hydrologique de la route. De l’eau a donc été prélevée à différentes profondeurs dans la tourbe et à différentes distances de la route, dans le but de mesurer la concentration de différents éléments chimiques et peut-être mieux comprendre les causes de la minéralisation de l’eau près de la route.
Comme toujours, la région de la Basse-Côte-Nord a été époustouflante avec ses tourbières à perte de vue et ses magnifiques plages sablonneuses!





