Le Laboratoire naturel du mont Covey Hill est un site naturel en partie protégé par Conservation de la nature et abritant des espèces rares de salamandres de ruisseaux. Au fil des années, de nombreux projets multidisciplinaires ont été menés sur ce site unique. L’été 2024 a marqué le début des travaux de terrain pour un projet de recherche financé dont l’objectif est de comprendre la vulnérabilité des eaux souterraines au mont Covey Hill et qui est financé par le centre de recherche Geotop. Mené par Marie Larocque, Violaine Ponsin et Daniele Pinti du département des sciences de la Terre et de l’atmosphère de l’UQAM, ce projet se divise en deux volets: 1) le développement d’une nouvelle technique pour détecter la contamination des eaux souterraines par les pesticides, menés par Marilys Mercure Nadeau, et 2) la quantification des temps de séjour des eaux souterraines, menées par Olfa Swaissi, toutes deux étudiantes à la maîtrise en sciences de la Terre et membres de la Chaire. Au cours de l’été 2024, le projet a bénéficié également de la participation de Livia Standjofski-Figols, stagiaire de premier cycle, qui a étudié l’émergence des eaux souterraines dans un petit cours d’eau sur la colline.
La campagne de terrain de l’été 2024 a permis d’échantillonner les eaux souterraines dans des puits d’observation et dans des puits de particuliers afin de détecter les pesticides au moyen de préleveurs passifs POCIS. Cette technique novatrice est très prometteuse, mais encore peu utilisée pour estimer l’exposition moyenne aux polluants présents en faibles concentrations dans les eaux souterraines. Les puits et les résurgences ont également été échantillonnés pour déterminer les traceurs de temps de séjour des eaux souterraines, notamment les gaz rares, le carbone 14 (¹⁴C) et le tritium (³H), et pour mieux comprendre l’origine de l’eau et son renouvellement. L’eau des puits et du ruisseau Allen a été également analysée pour leur activité en radon, dans le but d’estimer l’apport des eaux souterraines au cours d’eau. Ce projet multidisciplinaire va permettre de pousser encore plus loin notre compréhension de la vulnérabilité globale des eaux souterraines dans le Laboratoire naturel du mont Covey Hill et de mieux protéger ce territoire exceptionnel.
Texte rédigé par Marilys Mercure Nadeau, Olfa Swaissi et Livia Standjofski-Figols.





